Printemps
1998, le club organise sa traditionnelle bourse-expo dans ses bâtiments
de la Forêt de Haye. Et pourquoi ne pas exposer de vieux camions,
ça changerait un peu!... Contact est donc prit avec quelques
amateurs locaux
. et le tour est joué.
Et les 25 et 26 avril: 2 Berliet TLM (dont un modèle export
de 1963; le même que celui que conduisait Jean-Paul Belmondo
dans 100000 dollars au soleil), GBK benne à ordure, Renault
Galion benne entrepreneur, Type H transport de chevaux, quelques
vieux bus et véhicules militaires et un DMAH plateau bâché
s'ajoutent aux plus traditionnelles voitures des membres du club
et des visiteurs.
Coup de foudre pour le DMAH de la part de nombreux membres du club!
"Voilà ce qui nous faudrait", "Il paraît
qu'il serait à céder", "on pourrait le restaurer
ensemble", "en plus ce serait utile pour le club",
"le club pourrait peut-être l'acheter?", "ce
serait bien de
etc
etc
". Bref beaucoup d'engouement,
un peu de persuasion auprès du propriétaire pour qu'il
nous l'offre (Ah! les talents de négociateur du Président
)
et voilà le DMAH qui rejoint notre local pour restauration.
Bon!
Par quoi en commence?
Premier tour du propriétaire
et bonne nouvelle. Le véhicule est sain (sauf la bâche
qui bien que présente est archi-cuite par des années
de labeur
) et complet (il ne manque qu'une pièce
de jonction entre la boîte de vitesses et l'arbre de transmission.
Après quelques vérifications il s'avère que
le moteur n'est pas bloqué... c'est toujours ça!
Et
c'est parti pour le démontage...
Rendez-vous est donc pris
auprès de toutes les bonnes volontés le 3ème
samedi de chaque mois à notre local pour attaquer de front
cette restauration. Celle-ci se veut aussi pédagogique:
le but de l'opération étant aussi de permettre aux
novices d'apprendre les rudiments et certains secrets de la mécanique
et de la carrosserie au contact des plus aguerris.
La phase de démontage
fut assez rapide (trop peut-être; les éléments
démontés n'étant pas toujours correctement
référencés
Tant pis on verra ça
au remontage et le catalogue de pièces détachées
sera d'un grand secours!).
Si c'était à
recommencer (et ça la sera sûrement
) nous procéderions
avec plus de méthode et moins de précipitation,
en prenant bien plus de notes, de croquis et de photos: la mémoire
humaine ayant ses limites (surtout plusieurs mois après)
et les "démonteurs" ne sont pas obligatoirement
les "remonteurs".
Ce démontage a eu lieu l'hiver par de températures
proches voire inférieures à 0 degrés, mais
le café, le vin chaud (avec modération) et la bonne
humeur ambiante ont réussi à réchauffer nos
petits doigts engourdis
Et
hop! nettoyage...
Après la (rapide)
phase de démontage, on est passé à la phase
indispensable et salissante de nettoyage, dégraissage,
brossage, et ponçage de toutes les pièces
Bref toutes les tâches que les restaurateurs connaissent
bien et qui les font souvent rentrer le soir à la maison
noir de la tête aux pieds.
Le châssis et la mécanique ont été
entièrement débarrassés de leur gangue de
crasse et de cambouis à grand renfort de nettoyeur haute
pression à vapeur.
En
route pour la restauration de la mécanique
Ensuite, après
nettoyage et dégraissage, châssis, éléments
de suspension, de direction et de freinage ont subit un brossage
soigné, une inspection minutieuse et une bonne couche d'antirouille.
Certaines pièces furent remplacées (un maître
cylindre neuf nous attendait très gentiment dans le stock
de pièces du club
), reconditionnées (ce fut
le cas en autres des cylindres de roues) ou ont dû être
refaites, comme par exemple les axes des jumelles de ressorts
de suspension (pour cause d'usure prononcée) ou encore
les flexibles de freins
Ensuite le tout (châssis, transmission, freinage,
)
a été remonté; les roues en profitant au
passage pour de faire offrir 6 pneus neufs! Et en septembre 2001
cet ensemble a fait ses premiers tours de roue (en remorque) pour
être exposé lors de notre bourse expo.
Parallèlement,
Christophe Henry passa 2 mois d'été à refaire,
avec une précision horlogère, une santé
au moteur et à la boîte de vitesses. Après
démontage total, toutes les pièces ont été
minutieusement contrôlées, le bloc détartré
(et il en avait besoin
) puis l'ensemble fut repeint et
remonté. Par chance nos premières impressions
étaient les bonnes, aucune mauvaise surprise, relativement
peu d'usure, et seule une bonne segmentation fut nécessaire.
Pour ne pas faire de jaloux, les accessoires du moteur ont subit
le même sort
. Et tout naturellement l'ensemble moteur
boite à retrouvé sa place sur le chassis
Passons
à la carrosserie
La cabine, bien que
saine nous a donné beaucoup de travail. Plusieurs décennies
de labeur ça laisse des traces!!! La travail fut des
plus classique: décapage (bonjour la poussière...),
poncage, masticage, ponçage, apprêt, ponçage,
re-apprêt, ponçage, re-re-apprêt, ponçage...
et enfin peinture dans un belle robe rouge comme à l'origine
et intérieur crême toujours comme à l'origine.
La cabine une fois
peinte et reposée sur la chassis, le remontage peut continuer.
Au certes c'est moins spectaculaire que le démontage,
mais au total ça en fait des heures à brosser,
repeindre, retrouver les pièces dans les boîtes,
ajuster, sertir, visser, dévisser... En fin de compte
le remontage avance à son rythme, même si ça
ne va pas toujours aussi vite qu'on le voudrait,
mais la précipitation est à proscrire, sous peine
d'avoir bien souvent tout à redémonter.
Premiers
tours de roues
C'est par une belle
soirée d'été, après un barbecue
à notre local ,que nous avons décidé de
sortir le DMAH pour la première fois, par ses propres
moyens. Pas pour faire des kilomètres mais seulement
quelques mètres, juste comme ça, pour voir...
et quel succès !
Actuellement le
remontage continue, le gros du travail va maintenant porter
sur le plateau dont la structure rentre tout juste de sablage
A
suivre...