Après deux années sous le soleil, les cieux n'étaient pas très cléments pour accueillir les 26 et 27 avril derniers le 3ème Lorraine historique.
Nouveautés cette année: c'est la Place Stanislas qui accueillait le parc de départ du samedi matin, et l'épreuve laissait de côté le fléché métré habituel pour revenir aux sources, à savoir, à chacun de tracer la route idéale sur une carte routière au 1/150 000, ce qui a semblé satisfaire la majorité des participants. Dès 9h00 les premières voitures arrivaient. Malgré la pluie qui n'était pas en retard, toutes les formalités furent effectuées dans la bonne humeur, le café brioche de notre assureur Jean-Paul Chretien et l'accueil du secrétariat y étant pour beaucoup.
Saluons le courage des placiers, trempés jusqu'aux os mais fidèles au poste jusqu'à 11h30.
On remarquait dans les voitures, mais plus souvent attablés dans les cafés bordant le place Stanislas, les équipages minutieusement affairés à tracer le parcours, qui présentait déjà quelques énigmes propres à alimenter les conversations.

     
 
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Parc concurrents place Stanislas   Parc concurrents place Stanislas   briefing   voiture ouvreuse  Simca 1301 spécial
             

Samedi 26 avril: 3,2,1... Partez... sous la pluie....

A 12h01, après un petit briefing rappelant les consignes de prudence, la voiture ouvreuse s'élançait du podium que les concurrents du 48° Rallye de Lorraine avaient empruntés depuis la veille.
Deux formules étaient proposées, navigation et tourisme. 29 contrôles de passage le samedi (dont 6 secrets), et 18 le dimanche (dont 3 secrets) attendaient les concurrents. Le parcours était commun aux deux formules, sauf pour trouver les contrôles secrets, la formule tourisme empruntant des raccourcis.
La première cinquantaine de kilomètres emmenait les participants à travers le Saintois pour rejoindre Laloeuf.
Le premier CP secret à Autrey sur Madon fut déjà fatal à une vingtaine d'équipages. Un peu plus loin, à quelques encablures de la pause café, les contrôleurs du deuxième contrôle ne virent passer que 26 concurrents dont naturellement les ténors que nous retrouverons aux premières places. Au dire de l'organisateur, ce contrôle semblait pourtant facile. Par contre toute la famille Perrin s'est fourvoyée et ne s'est pas inquiétée d'avoir manqué 3 routes sur le tracé...

             
Coupé Lancia Flavia  1966   Porsche 356 SC  1965   Mercedes 190 SL  1961   Alpine A110 1300 fasa  1972
             
Jean-Paul Chrétien attendait tout ce joli monde sur la place de l'église de Laloeuf pour un café fort apprécié, la pluie continuant toujours à tomber.
Le troisième contrôle avant Etreval ne vit passer que 46 concurrents, à peine réchauffés.
Le contrôle de Vroncourt ne posa guère de problèmes, mais le pauvre Daniel Pierre, comme l'an passé, termina la journée complètement frigorifié. Nos équipages de charme, Eliane Perin et Nicole Dauphin en pleuraient de rire d'avoir déjoué le piège, tandis que les parisiennes Aude Giacomini et Virginie Goubet continuaient leur petit bonhomme de chemin avec leur 204, victime d'une fuite à l'échappement qui ne semblait pas les inquiéter!
             
Karmann Ghia  type 14  1972   NSU 1200 TT  1972   Peugeot 204  1975 et DS   Triumph TR4  1962
             
A force de visualiser la flèche de la basilique de Sion et de tourner autour de sa montagne, les participants finirent quand même par y parvenir. Les populaires gravirent, en première, sa fameuse pente après 100 kilomètres de (ré)jouissance.
La descente vers Vaudémont occasionna à nouveau quelques migraines aux navigateurs, d'une part à cause d'une carte pour le moins approximative dans le tracé du VO entre Vaudémont et Gugney, et d'autre part à cause de la végétation qui avait recouvert presque entièrement le contrôle visuel à trouver. On a pu assister à un joli ballet de voitures qui croisaient des concurrents égarés à la sortie de Gugney et qui cherchaient leur route.
Tout le monde repartit dans le droit chemin pour rallier Epinal, théoriquement en ligne droite, en traversant des villages pittoresques du nord du département des Vosges. C'était sans compter sur le dernier piège à hauteur d'Avillers mais qui fût assez facilement déjoué par des concurrents qui commençaient à se familiariser avec la formule
!
             
Citroën ID 19  1966    Mercedes coupé 220 SE  1963   Austin Healey Sprite  1958   Renault 4CV 1954 et Mercedes 190 SL  1961
             
A l'arrivée sur le splendide champs de Mars et à l'abri du kiosque à musique, la représentante de la Municipalité d'Epinal offrit l'apéritif, et surtout la coupe du courage à l'équipage Rudolf sur son Buggy LM2 qui a roulé toute l'après midi sous la pluie sans capote.
A la fin de cette première journée, un seul abandon à déplorer, et quelques pannes bénignes rapidement solutionnées. Michel Vaconnet, concepteur d'un programme informatique personnalisé communiqua les résultats à 19h00. Seuls 5 équipages pointaient à zéro pénalités : Henri-Protto (Simca 1500), les Fray (Jaguar MK2), les Colliard (Austin Healey 3000), Faivre-Pierret sur son étonnant GTM importé dAngleterre et Haas-Henriot (Alpine).
180 personnes participèrent, au Restaurant Léonard du Parc des expos d'Epinal, à un repas fort apprécié et la nuit fût courte pour beaucoup...

             
Alfa Roméo Giulia  Spider 1965 et Audu Quattro  1984   Fiat 131  AIT 2000 racing   1981   Buggy  ZM2  1977   Simca 1000  1975
             

Dimanche 27 avril: cols, petites routes de montagne et régularité au menu

Dimanche matin 8h00 : Et dire que j'aurai pu rester au lit. Faut vraiment être fou ! (260 voix à l'unisson)
A l'heure dite les trois tractions des équipages: Vaicle, Humbert et Claudon s'élancent en premier pour une journée pleine de surprises.
Tout d'abord toute la caravane se dirige vers Gérardmer et son célèbre lac par des petites routes fort pittoresques.
Les nombreux spectateurs, prévenus grâce au courrier envoyé à chaque municipalité forment presque une haie d'honneur dans les villages... (c'est beau la gloire!). Par contre ils indiquent aussi la route à suivre et le contrôle de Lépange sur Vologne est trouvé par 70 voitures. Au moins un contrôleur qui ne s'est pas ennuyé!

             
Alpine A110 1600  1971   Fiat 124 sport spider  1973   Simca P60 Monthléry  1962   Citroën Traction 15 six
             
Par contre la petite route forestière de Liezey (village le plus haut des Vosges) à Gérardmer en a laissé plus d'un perplexe devant le choix multiple, et certains comme Jacques Pillot avec son Mosquito 3 roues y sont retournés deux fois rien que pour le plaisir.
La pause café de 9h00 superbement organisée par l'Ecurie des trois lacs permit de contempler le panorama depuis le bord de l'eau. Mais comme on dit dans les Vosges " y a pas le feu au lac ", c'est avec une heure de retard que les premières voitures se présentèrent à l'épreuve de régularité du Haut du Tôt. Elles avaient joyeusement jardiné pour trouver le contrôle de la petite route de l'ancienne école du Phény qui accède au col de Sappois (840 m). Même Jean-Paul Chrétien chargé de fermer ce contrôle s'est perdu!

           
   
           
Une très courte initiation à la régularité (30 km/h sur une distance inconnue, 3.450 ml selon l'organisation), devait permettre de départager les ex-aéquos. Haas-Henriot spécialistes en la matiére réalisèrent 29.85 de moyenne, alors que les couples néophytes Oblinger (Saab 99) et Jeandel (MGB GT) n'étaient pas loin.
             
     
             
Le parcours devint plus facile pour accéder depuis Vagney au col des Moinats (890 m), puis la superbe descente en lacets vers la vallée de la Moselotte par Cornimont pour remonter au col du Brabant (880 m).
Que les paysages étaient superbes le matin sous le soleil montant. L'équipe Vidéo était au rendez vous.
Par La Bresse, petit détour sur la spéciale mytique du Lac des Corbeaux, puis passage au col de Grossepierre (955 m) non sans avoir encore une fois jardiné pour trouver le VO parallèle à la route nationale.
Un dernier contrôle à Sappois, au pied de la splendide et tortueuse ascension du Haut du Tôt, annonçait l'arrivée au Restaurant des 4 saisons pour partager un déjeuner bien mérité. 270 repas furent servis en moins de deux heures.
L'équipe secrétariat se mit au travail pour corriger les feuilles de route et à 14 h00 les résultats tombaient.
7 équipages n'eurent aucune pénalités, mais parmi les lauréats de la veille, Henry-Protto avec une pénalité et Haas-Henriot pour avoir raté le contrôle du col de Sappois ne figuraient plus dans les premiers.

             
     
             

Arrivée et résultats

La route du retour empruntait le parcours des Rallyes de Lorraine des années 60. A nouveau une foule enthousiaste attendait les voitures tout au long du parcours, de Bruyères à Damas aux Bois, de Rozelieures à Ville en Vermois.

L'arrivée Place Stanislas se déroula au milieu d'une foule de passionnés, mis en appétit par une parade d'une quinzaine d'avant-guerre orchestrée par le couple Mansuy, en tenue d'époque.

Après le défilé des 120 rescapés, le podium final se présenta dans l'ordre :
3ème: FRAY-FRAY sur Jaguar MK; 2ème: Christophe FAIVRE-PIERRET et Mickey sur leur GTM Jaune, et grands vainqueurs de cette troisième édition : Marie Christine et Jean Pierre COLLIARD avec leur splendide Austin Healey 3000.

             
         
             

Le Lorraine historique en chiffres...

131 équipages étaient inscrits dont 127 (40 en tourisme et 87 en navigation) ont pris le départ et ne parlons pas des nombreuses demandes non satisfaites.
Membres du club : 46 (36 %)
A remarquer le nombre important de femmes, y compris au volant. Les jeunes et très jeunes sont également bien représentés, un signe d'encouragement pour l'avenir!
Il faut noeter la forte représentation du Club Auto Rétro 57 comme à son habitude, du club NSU France, des 12 membres de l'équipe de Daniel Archambault, qui avaient prévu une petite fête le samedi soir au Tholy, ainsi que l'armada d'Alpine du Baclor (Berlinette Alpine Club de Lorraine).
Saluons la présence de deux équipages luxembourgeois, d'une Alpine du Loiret, et de quelques représentants de la région parisienne. La famille et les amis de Jean-Louis Perin amenaient 6 équipages dont la traction de Thierry Claudon (deuxième sortie après 6 ans de restauration) et l'imposante Lincoln Coupé de l'équipage Dontenwill-Paran.
Les Vaicle, Marandel, Kienert, Pérignon sont venus en famille. Parmi les anciens pilotes, l'équipe de Jean Saint-Arnoult était toujours bien représentée avec Enio Vittori qui cette année pilotait la R8 Gord de Jean-Pierre Marc, Roger Anzemberg et René Ganier avec sa fidèle Opel Commodore GS/E.
Soulignons aussi la première participation du tandem Fray (Jaguar MK2) et du couple Colliard sur une Austin Healey 3000 tout juste restaurée: première participation plutôt réussie!

Le parcours, élaboré par Alain BRISON, a nécessité 3000 km de reconnaissances (eh oui quand même!...) depuis le mois d'octobre, y compris dans la neige fort abondante cet hiver dans les Vosges... (mais quand on aime on ne compte pas!)
Il a été testé par Jean-Paul Fougerouse puis par Dominique Weinland en conditions réelles. Encore merci pour leur dévouement...

Merci à tous les participants... et aux organisateurs, contrôleurs (mouillés et frigorifiés...), au speaker, et à tous ceux qui ont oeuvrés pour cette édition et sans qui rien n'aurait été possible!


             
Opel Commodore GSE       Renault 8 Gordini    
             

 

 
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Dernière mise à jour: dimanche 8 juin 2003. Tous droits réservés
 

 

 

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